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Couverture de Les vivants

livre

Les vivants

Ambre Chalumeau 2025

C’est le premier roman de ces vacances que je n’ai pas aimĂ©. Comme les personnages principaux, j’étais un jeune adulte qui terminait le lycĂ©e et entamait ses Ă©tudes “supĂ©rieures” il n’y a pas si longtemps que ça. Pourtant, je n’ai absolument pas rĂ©ussi Ă  m’identifier aux personnages. Le roman est trĂšs caricatural, presque parodique malgrĂ© lui, alors qu’on sent qu’il se veut sĂ©rieux et profond.

Le vent avait ensuite tournĂ©, l’énergumĂšne avec : il s’était tondu, avait brĂ»lĂ© ses bouquins – toujours sous cellophane. Probablement troublĂ© par les effluves du plastique en combustion, il Ă©tait alors passĂ© par une brĂšve phase punk. Et on le voyait depuis peu se rĂ©inventer en pseudo-rappeur. Il dĂ©pensait des fortunes pour donner l’impression de s’ĂȘtre habillĂ© gratuitement dans une benne Ă  ordures, et il Ă©ructait des textes (de meeeerde) sur des instrus (de meeeerde) dans des chansons composĂ©es Ă  80 % de « Yo » et de « Han han », en se filmant (maaaal) avec des angles improbables, sous le menton ou trois kilomĂštres au-dessus de lui, profitant de la position gĂ©ographique de Neuilly pour affirmer qu’il Ă©tait techniquement un « jeune de banlieue », oubliant au passage qu’il avait la street cred d’un Figolu et des grands-parents Ă  particule, ce qui le rendait mal placĂ© pour s’identifier Ă  des gamins du Bronx : mĂȘme au Monopoly le mec est jamais allĂ© en prison.

Les passages comme celui-lĂ  sont vraiment difficiles, et il y en a beaucoup.

Mais terminons sur une note positive : les personnages de CĂ©line et Yves sont bien travaillĂ©s. J’ai aimĂ© suivre leur relation et leurs rĂ©flexions.

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