Câest le premier roman de ces vacances que je nâai pas aimĂ©. Comme les personnages principaux, jâĂ©tais un jeune adulte qui terminait le lycĂ©e et entamait ses Ă©tudes âsupĂ©rieuresâ il nây a pas si longtemps que ça. Pourtant, je nâai absolument pas rĂ©ussi Ă mâidentifier aux personnages. Le roman est trĂšs caricatural, presque parodique malgrĂ© lui, alors quâon sent quâil se veut sĂ©rieux et profond.
Le vent avait ensuite tournĂ©, lâĂ©nergumĂšne avec : il sâĂ©tait tondu, avait brĂ»lĂ© ses bouquins â toujours sous cellophane. Probablement troublĂ© par les effluves du plastique en combustion, il Ă©tait alors passĂ© par une brĂšve phase punk. Et on le voyait depuis peu se rĂ©inventer en pseudo-rappeur. Il dĂ©pensait des fortunes pour donner lâimpression de sâĂȘtre habillĂ© gratuitement dans une benne Ă ordures, et il Ă©ructait des textes (de meeeerde) sur des instrus (de meeeerde) dans des chansons composĂ©es Ă 80 % de « Yo » et de « Han han », en se filmant (maaaal) avec des angles improbables, sous le menton ou trois kilomĂštres au-dessus de lui, profitant de la position gĂ©ographique de Neuilly pour affirmer quâil Ă©tait techniquement un « jeune de banlieue », oubliant au passage quâil avait la street cred dâun Figolu et des grands-parents Ă particule, ce qui le rendait mal placĂ© pour sâidentifier Ă des gamins du Bronx : mĂȘme au Monopoly le mec est jamais allĂ© en prison.
Les passages comme celui-lĂ sont vraiment difficiles, et il y en a beaucoup.
Mais terminons sur une note positive : les personnages de CĂ©line et Yves sont bien travaillĂ©s. Jâai aimĂ© suivre leur relation et leurs rĂ©flexions.